ITW – Manceau, pop solaire et contre-jour

sorti des tuyaux le 17 mai 2017


Dernière journée de soleil sur la capitale et c’est avec les Rennais de Manceau que je te propose de la passer! Fondé en 2009, le quatuor (Julien, Samuel, François et Vincent) s’était déjà fait remarquer en 2012 avec son premier album, Life After Jam.

Crédit photo : Ousseynou Cissé

Crédit photo : Ousseynou Cissé

Composé de 12 titres pop mélodiques, ce premier essai leur avait valu une série de dates en France et à l’étranger au sein du French Miracle Tour. Les lauréats du FAIR 2012 se sont ensuite faits bien discrets avant de dévoiler cet hiver le solaire I Wanna sur leur propre label, Monophonics.

 

 I Wanna est votre second album et il est sorti 5 ans après le premier, soit un laps de temps assez long pour le public. Que s’est-il passé pendant ces 5 années ?

Nous nous sommes remis au boulot assez rapidement après la sortie du premier album et nous aurions pu l’enregistrer plus vite. Mais la question de la bonne direction à prendre, de la production et l’envie de ne pas faire de redite obligent de prendre plus de temps.  De plus, de la composition à la sortie du disque, nous faisons tout nous-même. Ce nouvel album tout comme le premier, sort sur notre propre structure Monophonics. Nous ne sommes pas encadrés par un label qui permet parfois de trancher plus rapidement et d’organiser la production d’une manière plus resserrée. On gagne en liberté ce qu’on perd un peu en efficacité !

 

Vous aviez déjà votre propre label mais avec I Wanna vous avez passé une étape supérieur en vous chargeant intégralement de sa conception. Était-ce un défi à relever ou bien finalement on n’est jamais mieux servi que par soi-même ?

Pour être francs, nous n’étions pas contre le soutien d’un label pour ce disque. Avec notre premier album, nous nous sommes rendus compte de la somme de travail, le plus souvent extra-musical, que nécessite l’auto-production. Il y’a d’un côté le plaisir de tout maîtriser de À à Z quand on sort un disque sur son propre label mais aussi beaucoup de questionnements et d’impasses d’ordre économiques. Mais au final, cette dimension « do it yourself » correspond plutôt bien à notre rythme et à notre volonté de produire un objet qui nous ressemble.

 

Au fil de l’écoute, on passe de titres très enjoués comme I Wanna à une ambiance plus nostalgique, une progression qui semble quasi solaire avec un lever et un coucher. Était-ce l’idée ?

Absolument. On insiste beaucoup sur l’aspect solaire de notre musique mais beaucoup de nos morceaux relèvent du contre-jour. Lors du choix du tracklisting, on s’est rendu compte que les titres composés pour ce disque pouvaient se répartir à nombre égal dans ces deux ambiances. L’idée d’une face A rayonnante et d’une progression vers une face B plus mélancolique et ambiante s’est donc imposée à ce moment-là.

 

La comédienne Romane Lenoir est l’héroïne de votre triptyque vidéo, passant de plage en plage avant de finir sur une piste de bowling. Pourriez-vous revenir sur ces trois titres et leur enchainement ?

Le triptyque vidéo n’a pas de continuité narrative. Les clips ont plutôt une atmosphère et un message commun. C’est ce qu’on voulait mettre en avant. Nous souhaitions que le lien entre ces 3 vidéos se fasse avec une héroïne commune, un personnage affranchi des codes de bonne conduite en société. Romane incarne une liberté et quelque chose de volontaire dans un univers de carte postale. C’est aussi un peu l’idée du titre de notre album : « I wanna ». Le dernier clip, Nobod’y’s Guide, peut aussi plus largement être vu comme une variation sur la question du genre et de l’identité.


 

Vous êtes issus d’une scène rennaise qui semble particulièrement solidaire, c’est notamment accompagnés de Clarens et Juveniles que vous avez participé au French Miracle Tour.

Oui, cette scène s’est fédérée au début de cette décennie, époque où nous avons formé nos groupes. Nous partageons le même local de répétition et nous nous croisons dans de nombreux endroits à Rennes, qui est finalement une petite ville.Nous sommes très attentifs envers les projets des uns et des autres. Nous avons aussi en commun avec Clarens et Juveniles de travailler avec le même éditeur (Ismaël Lefeuvre) qui est à l’origine du Fench Miracle, Un concept très novateur qui construit des passerelles entre la France et l’Asie. Cette tournée d’un mois dans différents pays asiatiques reste une expérience inoubliable pour nous tous.

 

Vous allez d’ailleurs retourner en Asie pour quelques dates mais finalement peu de concerts sont prévus en France. Une tournée est-elle bientôt prévue ?

Oui nous avons passé une semaine en Chine pour promouvoir le dernier album, toujours dans le cadre du French Miracle. Nous travaillons sur de nouvelles dates en France mais plutôt pour la rentrée.

 

Je vous propose de terminer cette interview par un jeu. Je vais vous donner des débuts de paroles de chansons connues et vous les compléterez avec vos propres mots.

All I want for Christmas is … a bottle of Champagne SupernovaTout ce que je souhaite pour Noël c’est … une bouteille de Champagne Supernova.

When I find myself in times of trouble … I get by with with a little help from my friendsQuand je suis dans une mauvaise passe…. Je m’en sors avec l’aide de mes amis.

If you wanna be my lover you gotta … be yourselfSi tu veux sortir avec moi tu dois… être toi-même.

I’m up all night to … find a way to sleepJe reste éveillé toute la nuit pour … trouver le sommeil.

I can’t live if living is without … music, movies and the one I love – Je ne peux pas vivre sans … musique, films et la personne que j’aime.

But we are living in a material world and I am … a robot after allMais nous vivions dans un monde   matérialiste et je suis … un robot en fait.

I see no changes. Wake up in the morning and I ask myself … «where has my youth gone? » – Je ne vois aucun changement. Je me lève le matin et me demande … « Où est passée ma jeunesse ? »

You gotta fight for your right to … remember that right is as precious as goldTu dois te battre pour ton droit à … te rappeler qu’un droit est aussi précieux que de l’or.

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 Mes remerciements aux membres de Manceau ainsi qu’à Sandra de Panache! 

Connasse musicale