ITW – Petit Fantôme

sorti des tuyaux le 20 juillet 2017


Retour cette semaine sur notre interview avec Petit Fantôme qui a accepté de nous rencontrer, la photographe Michela Cuccagna et moi-même,  peu après son set à We Love Green.

Echappé de son Pays basque adoré, Pierre Loustaunau était en effet programmé sous le bouillant chapiteau du Lalaland, une occasion rêvée de dévoiler un aperçu de sa pop onirique au public ainsi qu’à ces anciens camarades de François and The Atlas Mountains, aperçus parmi les festivaliers et ce, dès la fin de leur propre set.

A quelques mois de la sortie de son premier album, Un Mouvement pour le vent, prévu le 22/09 chez Because Music, le Landais a accepté de nous expliquer la symbolique du clip Ma Naissance et est revenu sur ses meilleurs souvenirs de festival.

 

Petit Fantôme

Petit Fantôme portrait

Pour commencer, quelles sont tes impressions après ton set ?

Je suis content, c’est un petit peu notre troisième concert donc on est des bébés ! (rires) Il y avait des bons moments où j’avais l’impression qu’on parlait un langage commun avec le public donc c’était agréable. Après, je ne vais pas cacher que j’ai eu des problèmes techniques qui m’ont fait un peu sortir du concert. J’ai un vieux clavier analogique qui s’est désaccordé à cause de la chaleur donc c’était assez frustrant. Je suis assez susceptible et sensible à ça ! On peut encore améliorer le set, dans 15 concerts ça sera plus intense !

Petit Fantome performing during we love green Festival 2017

Petit Fantome performing during we love green Festival 2017

Tu as d’ailleurs une petite série de dates à venir !

Oui, une petite série cool avec des dates qui me font super plaisir. Ce sont des endroits où j’adore aller comme la Route du Rock. Le Midi Festival est un festival où l’on va depuis trop longtemps et que je trouve très important pour la musique indépendante et un peu DIY française et étrangère. Coconut c’est Saintes, les copains ! Je ne suis pas objectif ! (rires)

 

Tu as dévoilé cette semaine le clip de Ma Naissance. Entre espace, ciel, terre et mer, finalement les grands espaces sont ton élément ?

En fait j’habite là-bas, au Pays basque, entre l’océan et la montagne. Je suis retournée vivre là-bas et ça a été ma renaissance. J’ai tourné avec François and the Atlas Mountains pendant 5/6 ans et à la fin, je n’avais plus d’appartement donc je suis rentré au Pays basque, ça m’a fait beaucoup de bien. C’est une autre vie.

 

Petit FantômeDans ce clip on retrouve un exercice de cohérence cardiaque avec divers objets : une veste de jogging Reebok, un arc de triomphe dédié à Laurent Blanc, un boomerang et une planète. Je présume que le choix de ces objets n’est pas anodin.

Non, en effet. C’est toute mon histoire. Le copain qui a fait le clip, Benjamin Artola, partage les mêmes problèmes que moi. Je fais des crises d’angoisse donc ces exercices de sophrologie m’aident et c’est un peu mon quotidien mais les clips de cohérence cardiaque sont un peu catastrophiques sur Youtube donc on s’est dit qu’on allait faire le nôtre. Le clip commence par la forêt d’Iraty, d’où vient mon grand-père, et cette veste de jogging que j’adore. On enchaîne sur Laurent Blanc parce que je parle beaucoup de réception et je réfléchissais avec Benjamin. On n’en a pas eu beaucoup en France : la Révolution, la Libération et France 98. C’était un moment hyper fort pour moi et pour ma copine aussi et cette image lui est dédié. La mer, c’est Hendaye que Benjamin adore et après c’est l’espace avec des référence que seuls les basques peuvent comprendre.

C’est-à-dire ?

Il y a une main avec une constellation et c’est le logo d’une boîte de nuit qui s’appelle le Jazz Berri et qui a lancé un mouvement qui s’appelait la Makina. C’est une musique qui n’a marché qu’à la frontière espagnole et au nord-ouest de l’Angleterre. On y allait quand on était ado et tous les gars qui faisaient du tuning avaient ce logo sur leurs vitres. On a grandi avec cette image et j’ai eu un amour/haine pour ce logo, plus d’amour maintenant ! (rires)

 

Petit Fantôme portrait

Petit Fantôme portrait

Ton premier album, Un Mouvement Pour Le Vent, sort le 22 septembre. A quoi peut-on s’attendre ?

C’est la continuité de Stave en plus solide et plus produit. Je l’ai fait avec Jean, le batteur de François and The Atlas Mountains, et Vincent, mes meilleurs amis. J’ai fait tout le reste dans ma maison et j’ai mixé l’album avec Alf qui a mixé les premiers albums de Phoenix et les albums d’Air. J’ai fait cet album assez vite mais avec une base plus solide.

 

C’est un peu une journée entre potes pour toi aujourd’hui non ?

Oui, il y a tous mes copains ! Avec les Atlas Mountains, on ne s’est pas vus depuis un petit moment donc là on s’est retrouvés et on a fait une énorme table au catering ! Je pense qu’on est liés à vie parce qu’on a vécu tellement de trucs forts. C’est un peu une famille et je les aimerai jusqu’à la fin de ma vie.

 

Quel est ton meilleur souvenir de festivalier, que ce soit en tant qu’artiste ou dans le public ?

Je dirais jouer à Glastonbury avec François and The Atlas Mountains, ça c’était très fort et puis le Green Man Festival au Pays de Galles. On y a joué deux fois et j’adore ce festival. J’y ai vécu un moment très fort une année avec Mercury Rev qui jouait Deserter’s Songs. Il s’est passé un truc fou à la fin, l’ampli basse est tombé et ils étaient tous en transe. Après, on a tous un point commun avec les Mountains, on a un festival de cœur, le Howlin’ Fling festival, organisé au nord de l’Ecosse sur l’île d’Eigg par notre pote Johnny Lynch. Il y a 90 habitants sur l’île et ils vendent 600 tickets très vite. Tout le monde se connait au bout de trois heures et on voit de supers concerts ! (rires)

petit fantome

 

Mes remerciements à Pierre Loustaunau (aka Petit Fantôme), Emilien et Lisa du label Because Music ainsi qu’à la photographe Michela Cuccagna pour ses portraits.

 

Prochaines  dates : 

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