ITW – Parcels

sorti des tuyaux le 2 juillet 2017


Début de semaine avec Parcels, le groupe australien qui rythmera ton été et bien plus encore si l’on en croit leur facilité à composer des pépites au groove irrésistible! Originaire de Byron Bay, le quintette composé de Patrick, Noah, Anatole, Louie et Jules Grommelin n’a pas hésité à quitter son Australie natale pour Berlin, s’assurant ainsi une meilleure exposition et une place de choix au sein du label français Kitsuné. Une ambition assumée et justifiée pour le très jeune groupe qui a dévoilé il y a une dizaine de jours un nouveau titre, Overnight, co-produit par Daft Punk.

 

A tout juste 20 ans et seulement un EP à leur actif (Hideout, sorti en janvier), les Australiens étaient la sensation de cette première journée à We Love Green et ce ne sont pas Charles et Flore de L’Impératrice, en transe dans le crash barrière, qui viendront me contredire!

Parcels performing during we love green Festival 2017

Parcels performing during we love green Festival 2017

Quelques heures avant leurs premiers pas sur la scène de La Clairière, la photographe Michela Cuccagna et moi-même avons pu nous entretenir avec Noah (basse) et Anatole (batterie)

 

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Parcels portrait during we love green Festival 2017

Parcels portrait during we love green Festival 2017

We Love Green est votre second festival français ce mois-ci. Pourriez-vous quitter l’Allemagne pour la France ?

Noah : J’y ai vraiment songé. J’avais l’idée de prendre un petit appart à Paris.

Anatole : A chaque fois que nous finissons une tournée et que nous retournons à Berlin, nous sommes finalement contents de revenir. Si ce n’était pas le cas, nous pourrions choisir la France.

Noah : On se sent à la maison à Berlin.

 

Parcels portrait

Parcels portrait

Beaucoup d’Européens rêvent de partir s’installer en Australie. Pour vous c’est l’inverse, vous avez quitté Byron Bay pour Berlin.

Anatole : Je pense que beaucoup d’Australiens rêvent de partir s’installer en Europe ! (rires)

Noah : L’herbe est toujours plus verte ailleurs !

Est-ce que cette décision a eu un impact sur votre manière de composer ?

Anatole : Je pense que oui. Les groupes européens, et en particulier ceux français, ont une influence certaine sur notre musique. Le son français est tellement unique, un peu romantique, un peu cinématique. Même dans la musique la moins cinématique, on sent quand même cette French Touch.

Noah : La musique française est vraiment particulière. J’ai l’impression que les gens essaient souvent de capturer cette essence sans forcément y arriver.

 

Vivez-vous toujours ensemble ?

Noah : Seulement Louie et moi.

Anatole : A force de passer du temps en tournée et d’être loin de Berlin, je me dis que ça ne me dérangerait pas de reprendre une coloc tous ensemble. A chaque fois que nous revenons de tournée, je trouve difficile de devoir reprendre immédiatement le train-train quotidien avec mes colocataires. Je n’ai vraiment pas envie de sociabiliser, je veux juste m’enfermer dans ma chambre avec un livre pour quelques jours.

Noah : Si nous vivions ensemble, cette pression sociale n’existerait pas. Nous pourrions juste profiter d’être chez nous pour nous relaxer, c’est d’ailleurs ce qui se passe avec Louie et moi. Après une ou deux semaines dans un van, chacun fait sa vie et on n’est pas obligés de se parler ! (rires)

 

Dans votre musique vous alliez d’éléments des années 70 et 80 à une production nettement plus moderne. Quel serait votre mashup idéal ?

Anatole : C’est justement notre mashup idéal ! (rires)

Noah : Oui, c’est exactement ça ! Viser un objectif et faire de notre mieux pour l’atteindre.

Parcels portrait

Parcels portrait

Vous dites souvent qu’à l’origine vous étiez plus à l’aise en studio qu’en live. Quelle est la chose la plus difficile à réussir en live ?

Anatole : Je pense que c’est la connexion avec le public. Lorsqu’on y arrive on se regarde juste en se disant “Whaou!”

Noah : Il y a une différence entre un bon groupe et un groupe qui joue bien. Beaucoup de formations sont capables de jouer parfaitement mais il n’y a pas toujours cette énergie que le public va ressentir. La communion avec le public est une chose incroyable et arriver à créer cette connexion est probablement la chose la plus difficile.

 

On m’a dit que vous aviez un faible pour le triangle !

Noah : Oui, on adore ça !

Anatole : C’est un instrument génial !

Noah : En particulier en studio, tu mets un peu de triangle et un peu de percussion en arrière fond et ça change tout !

Anatole : C’est difficile de ne pas en abuser mais certaines chansons sont faites pour ça.

 

Continuez-vous à suivre la scène musicale australienne depuis Berlin ?

Noah : Carrément ! Je me sens toujours un peu fier quand je vois un groupe australien. Je vais forcément être plus attiré par un groupe australien qu’un autre car il y a une connexion. En ce moment, il y a un groupe qui s’appelle Skegss. Ils viennent de notre ville et font un genre de surf, punk, rock. Ce n’est pas vraiment mon truc en temps normal mais sachant qu’ils viennent de chez nous, je vais être plus sensible à leur musique.

Anatole : C’est plus simple d’aimer un groupe si tu sais déjà d’où ils viennent.

 

Puisque nous sommes sur un festival, quelle est votre meilleur souvenir de festival, que ce soit en tant qu’artistes ou festivaliers ?

Noah : Mes meilleurs souvenirs sont les premiers quand nous allions en festival à 13 ou 14 ans.

Anatole : Pour nous, les festivals représentaient la première fois où nous pouvions nous amuser sans que nos parents nous surveillent ! Au final, nous ne faisions rien de mal mais on avait l’impression qu’on nous laissait enfin tranquille et du coup on se disait forcément « faisons une connerie ! » (rires) 

Parcels portrait

Parcels portrait

Je vous propose de terminer cette interview par un jeu. Je vais vous donner des débuts de paroles de chansons connues et vous les compléterez avec vos propres mots.

parcelsAll I want for Christmas is … a bag of weed and a Pepsi! (Noah)Tout ce que je souhaite pour Noël c’est… un sachet d’herbe et un Pepsi !

When I find myself in times of trouble …I reach for my bag of weed and a Pepsi! (Anatole) Quand je suis dans une mauvaise passe… je prends mon sachet d’herbe et un Pepsi 

If you wanna be my lover you gotta … be really attractive! (Noah)Si tu veux sortir avec moi tu dois… être vraiment très séduisante !

I’m up all night to … finish this book. (Anatole) Je reste éveillé toute la nuit pour… finir ce livre.

I can’t live if living is without … Steely Dan. (Noah)Je ne peux pas vivre sans … Steely Dan.

I see no changes. Wake up in the morning and I ask myself…“Who am I gonna be today?” (Noah)Je ne vois aucun changement. Je me lève le matin et je me demande… « Qui vais-je être aujourd’hui? »

You gotta fight for your right to … finish that bag of weed and the Pepsi! (Anatole)Tu dois te battre pour ton droit à … finir ton sachet d’herbe et ton Pepsi !

Une publication partagée par Sophie (@sophiemazar) le


Mes remerciements à Parcels et en particulier Noah et Anatole. Un grand merci également à Emilie et Lisa de Because ainsi qu’à Michela Cuccagna pour ses portraits.

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