Marsatac 2017 : Magic Marseille!

sorti des tuyaux le 25 juin 2017


imagesRetour sur ma petite escapade dans le sud à Marsatac qui, pour sa 19ème édition, a fait peau neuve en changeant de lieu et de période, passant de septembre à juin. Il faut dire que face aux mastodons estivaux (Les Eurockéennes, Les Vieilles Charrues, Rock en Seine), le festival de musiques actuelles était quelque peu éclipsé et limité en capacité et programmation.  C’est donc dans un nouveau site, le Parc Chanot, adossé au Vélodrome, que Marsatac a revêtu ce weekend la couleur rouge, symbole de sa version 2.0

Souhaitant faire d’une pierre deux coups, j’ai profité d’un petit séjour en famille pour découvrir l’événement musical de la cité Phocéenne le temps d’une soirée.

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2017-06-24 03.31.04-5_MomentArrivée à 20H30 sur le site, j’ai pu commencer à prendre mes marques et localiser les 3 hangars dans lesquels la programmation serait répartie avant de découvrir le très joli espace presse du festival, petit havre de paix aux allures de ginguette.

 

C’est avec Soulwax que les festivités ont véritablement commencé pour ma part. Programmés au Palais de l’Europe, les frères David et Stephen Dewaele ont éléctrisé les premiers festivaliers avec leur set redoutable et leurs trois batteurs. Mention spéciale à leur scénographie !

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Soulwax – Live Marsatac

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Un set que j’aurais aimé prolonger mais qu’il a bien fallu écourter pour découvrir la sensation électro du moment. Après les frérots belges de Soulwax, place aux cousins français de The Blaze qui se produisaient pour la première fois sur scène et dont le concert était bien évidemment très attendu, Territory affichant déjà plus de 3 millions de vues sur Youtube ! Pari réussi pour Jonathan et Guillaume Alric si l’on en croit le public extatique du Palais Phocéen. Aussi soucieux de leur image que du son, le tandem The Blaze a livré un set impeccable en enchaînant les hits : Virile, Juvenile ou encore Territory. Nul besoin de préciser que leur présence au Fnac Live en juillet et au Pitchfork en octobre fera couler beaucoup d’encre (et de sueur !)

The Blaze - Live Marsatac

The Blaze – Live Marsatac

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A peine le temps de reprendre mes esprits qu’il était déjà l’heure de traverser la place centrale pour atteindre le Palais de l’Europe et retrouver mes petits chouchous de Young Fathers. Il faut dire qu’entre Kayus, Alloysious, G et moi c’est une longue histoire d’amour avec déjà deux interviews réalisés. Paris, Belfort, Londres et à présent Marseille, inutile de te dire que les trois écossais ont très vite repéré la psychopathe en transe qui gueulait leurs paroles au premier rang ! Comme à son habitude (aucune objectivité, tu l’auras compris !), le trio Young Fathers m’a bluffée par sa présence scénique : agressivité et regard de tueur pour G, élégance et pas de danse pour Alloysious et l’incontournable Kayus, bête de scène à l’énergie dévastatrice.

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Young Fathers – Live Marsatac

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Crois-moi, il faisait chaud… Ch-ch- chaud comme MARSEILLE !!!! Née dans les années 80 dans le sud avec deux grands frères, j’ai grandi avec la crème du rap US et français et c’est donc avec une grande fierté que j’ai retrouvé la Fonky Family dans le Grand Palais pour un concert événement. Mes élèves de 15 ans ne jurent que par Jul ou PNL mais il serait temps de rendre gloire à l’art de rue !  Déjà présents en 1999 à la première édition de Marsatac, la FF s’est reformée ce vendredi soir après 10 ans d’absence devant un public éternellement conquis à sa cause !

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Passable oblige ensuite au Palais Phocéen pour vibrer au son de l’électro racée de Nicolas Jaar dont on discernait à peine la silhouette. Blouson noir et lumières tamisées, l’Américano-chilien à la gueule d’ange a fait monter la température d’un cran mais peut-être un peu trop pour moi, littéralement étouffée par la marée humaine en transe ! Après 30 min de set, j’ai donc quitté l’antre électro pour mon dernier concert de la soirée et non des moindres !

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30 ans de carrière et presque 150 ans à eux trois réunis, Posdnuos, Dave et Maseo aka De La Soul affichaient pourtant une forme olympique à 1H du matin ! Point de «motherfuckers » ou autre insulte en tout genre, le trio new-yorkais composé de deux MCs et un DJ a pris un plaisir véritable a chauffé la salle dans une ambiance bonne enfant avant d’enchaîner les tubes. Un esprit positif et chaleureux emblématique du collectif Native Tongues auquel De La Soul appartenait à la fin des années 80.

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De La Soul – Live Marsatac

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C’est finalement à 2H du matin que j’ai choisi de m’éclipser, honnêtement bien trop fatiguée pour affronter l’électro de Roman Flügel, programmé jusqu’à 5H du matin ! Après presque 6h de festival et 6 concerts explosifs, j’ai donc quitté Marsatac qui m’avait déroulé ce soir-là le tapis rouge tant dans la qualité de son line-up que dans son accueil ( bouteilles d’eau distribuées par les vigiles, bière/coca à 3€ et plats copieux à moins de 8€…)

Marseille 1 – Paris 0

Connasse musicale